DE SABLE ET DE LARMES

C’est un vent qui venait du sud, apportant vers la France les rythmes africains comme un fascinant message. Ce Sirocco tapisse les rues d’une fine couche de poussière ocre. Provenant d’un voyage où l’on entend la chanson des tamtams, des sons lointains et subtils que filtraient les tours de notre Dame de Lutèce. Hier, à travers la brume, un vent tombe et tapisse sans bruit les avenues de la capitale, d’une couleur de rouille et d’or qui se dépose sur les poignets des portes cochères. Le sable tombe obstinément, sans bruit, entraînant nos rêves de la nuit vers St-Exupéry pour un « Vol de Nuit ».

Les Colombins de la capitale n’en revenaient pas, une poussière que les anges saupoudraient, brune comme la terre de Tombouctou, qui apporte à mon cœur un changement en pensant à la femme, aux jambes de gazelle, et à ses chutes du Lac Victoria. Humeur d’un jour que j’avais maudit, voilà les myriades de petits grains, qui comme une muraille estompe la brillance des voitures en ne renvoyant pas les rayons du soleil, mais qui éclairent la couleur de mon âme d’antan.

Splendeur d’un joyaux qui vient après un long voyage couler dans les caniveaux d’argent, la nostalgie de ce vieux continent qu’épuise le soleil et qui éclaire en profondeur mon cœur, avec ce secret qui me taraude de l’oubli de cet homme bleu du désert, promesse d’un repos infini.

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