JOSSE LA NUANCE DE L’ESQUISSE

Par ses robes et leurs tons chatoyants, aux formes harmonieuses et rayonnantes, on entrevoit la beauté de la Rose mystique. Christophe Josse nous invite à méditer sur notre vision des choses. Et, quand une couture rend les nuances de l’âme, je meurs de plaisir. Il en est de même de l’esprit comme de la musique; plus on l’entend, plus on exige du subtil et de la nuance. « Si vous tuez les nuances, nous dit Josse, c’est tuer la liberté, l’appétit de créer, l’amour, le bonheur, c’est déchirer la trame étincelante de la vie et la changer en haillon ».

La diaprure des couleurs est un poème qui dépend de la quantité de la lumière et du créateur qui l’insuffle et se réverbère en son aiguille. Elle change au gré de l’heure, de l’âge et du solstice. Incolore au commencement, quand il n’est encore qu’une aspiration d’un blanc de page, elle tend vers le blanc plus beige en rêvant son point de feston prochain. Aube indécise sur le vélin, voilà que le brouillard s’estompe, et c’est pourtant vers l’aurore qu’il s’élève le plus souvent, notre créateur rêve d’une ode, et en entrouvrant sa page, il esquisse une idée de l’azur de la féminité, il bascule soudainement sur un visage aimé.

Anonymode

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