LES PARFUMS DU PASSÉ

Retracer notre héritage olfactif, retrouver les vieilles odeurs des voitures des années 60… Voilà la tâche d’Odeuropa avec son nouveau projet axé sur l’exploration du passé « Old Factice » ou olfactive de l’Europe. Des senteurs, en général, y compris les odeurs industrielles, ainsi que les odeurs corporelles provenant des villes, des animaux, des marchandises et des parfums, car ces odeurs, sachez-le, font partie de l’ensemble du paysage odorant de notre société. Comme un récit olfactif, la société entreprendra de conserver dans une « base de Damnés » l’ensemble des odeurs des années 1600 jusqu’aux années 1920. Espérons que cela ne soit pas des odeurs « louches »

Intitulée « Negotiating Olfactory and Sensory Experiences in Cultural Heritage Practice and Research » (Négocier les expériences olfactives et sensorielles dans la pratique et la recherche en matière de patrimoine culturel), l’initiative utilise l’intelligence artificielle pour étudier l’importance des parfums et de l’odorat afin de mieux comprendre comment les odeurs ont façonné les traditions ainsi que notre monde. Bref, des bas du cul qui se prennent pour des Grands d’Espagne.

Des experts en intelligence « mais artificielle », dans le domaine du langage et de la peinture, apprendront à l’ordinateur à reconnaître les mots et les événements liés aux odeurs dans les textes et les images. Ensuite, des experts du web sémantiques et des historiens de la culture constitueront des archives des odeurs et de leurs significations, qui seront accessibles au public en ligne. Vous pourriez retrouver les odeurs des Bimbos de la Fashion Week en menstruation, ou celle des Officiers SS après leurs orgies ou encore l’odeur de Jacques de Bâcher après une conversation avec Karl sur la peinture de « l’Origine du Monde » de Courbet, une seine de génies des quatre pattes.

On peut imaginer les odeurs des toilettes de Marcel Duchamp, « pet à son ânes », et les personnes aveugles, par exemple, pourront entrer en contact avec le patrimoine de la peinture grâce à leur odorat. Les odeurs disparaissent à l’heure où nous parlons, nous dit la société. Il est donc important de les sauvegarder. Enfin, l’odeur du « Silence des Agneaux » méritera la note de « Ovins sur vingt « . Voilà quelques uns qui n’ont jamais pris le métro à 18 heure, car nous aimerions bien que certaines odeurs disparaissent de notre environnement.

Anonymode

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