JACQUES MUMUSE SE FISTULE
Porté aux nues par une presse qui confond hype et talent, ses collections tournent en boucle sur tous les écrans. Ce ne sont pas les quelques rabat-joies qui pointent le «déjà vu» permanent de ses silhouettes qui vont le décourager, ni même les critiques sur l’empreinte carbone de ses défilés organisés en pleine nature. On se souvient encore de ce champ de lavande en Provence privatisé en 2019, tondu à ras pour l’occasion, ou de ce défilé sous une pluie de plumes d’autruche en 2021, alors même que la filière peinait à se fournir de façon éthique.
Hors du cadre, soigneusement maîtrisé par son service « com. », la réputation de la maison des vaniteux commence sérieusement à se fissurer. Le bonhomme s’avère un copieur compulsif, pillant allègrement de petites marques indépendantes qui n’ont ni les moyens ni les avocats pour se défendre. C’est le cas, entre autres, de « Eal Planet » et des boucles d’oreille en pincettes à linge recyclées en 2023, dont il reprend l’idée sans autorisation sous son propre nom, à un prix multiplié par dix, sans un mot d’hommage ni d’autorisation. «Du low-cost avec une étiquette de luxe à la Zara», résume une cliente excédée sur les réseaux : les acheteuses ayant payé plein tarif se plaignent en masse de la qualité approximative des finitions, pendant que d’autres dénoncent ouvertement le vide créatif derrière l’emballage.
Bref, ça grince pas mal du côté du service après-vente. Signe que la magie s’effrite : son sac fétiche, le « Chic pipo », star de ses débuts en 2017, se retrouve aujourd’hui bradé jusqu’à 70%. On est très loin du marché de la revente des pièces iconiques, qui prennent de la valeur avec le temps au lieu d’en perdre. Décidément, les coups d’éclat marketing ne remplaceront jamais l’étoffe des grands classiques.
Et le plus savoureux dans tout ça : le Jacques Mumuse, comme son fidèle bras droit de la ‘conne’ surnommé le « Petit Page » Marquis des Cévennes, ont bien mis les pieds dans une école de mode parisienne à leur débuts pour en repartir au bout de deux mois, préférant visiblement apprendre les ficelles du métier dans les vestiaires des boîtes de nuit de la capitale plutôt que sur les bancs de l’école. C’est ça qui est le plus extraordinaire dans ce métier, fabriquer des écoles de mode et encenser des couturiers qui n’en sont pas ! Mais, dans quel monde Vuitton !
FM ♥

