LA VILLEGGIATURA DE ZEGNA

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Il est des souvenirs qui ne meurent pas. Il en est que les années retrempent dans une lumière, plus dorée encore, que celle dont ils furent d’abord baignés, et qui nous reviennent avec la force tranquille des choses immuables : la mode est un éternel recommencement. C’est à cette mémoire-là, qu’Alessandro Sartori a voulu rendre hommage, à ces villégiatures italiennes d’autrefois, où les familles emportaient avec elles, pliés dans des malles de cuir, non seulement leurs robes et leurs linges fins, mais quelque chose d’infiniment plus précieux : un certain art d’être au monde.

La Villeggiatura. Le mot seul suffit à évoquer l’ombre des pins parasols sur le gravier blanc, les volets mi-clos dans la chaleur de l’après-midi, la nappe immaculée sur la terrasse, le froissement de la soie au passage d’une silhouette élégante. Sartori, directeur artistique de Zegna, a su comprendre que la vraie élégance n’est pas celle que l’on revêt pour paraître, mais celle que l’on emporte partout comme une seconde nature, indifférente aux rivages et aux latitudes.

Et c’est sur la jetée de Malibu que cette vision prit corps, un vendredi soir, sous la lumière du Pacifique ; cette lumière particulière, oblique et dorée, qui n’appartient qu’aux fins d’après-midi sur la côte californienne. Parmi les invités Rami Malek, Mahershala Ali, Gael García Bernal ainsi circulait ce sentiment rare que procurent les soirées vraiment réussies : celui d’être, pour quelques heures, exactement là où l’on devait être. La collection défilait dans ce crépuscule marin avec la naturelle aisance des choses bien nées, rappelant que le voyage n’est pas seulement une affaire de distance, mais d’état d’âme. Zegna, c’est la certitude légère et profonde des plus belles choses de la vie en cet été 2027, la maison.

FM♥