LA VALISE DIPLOMA-CHINE

Pour les marques internationales, grandes ou petites, s’implanter et opérer en République Populaire de Chine signifient se confronter à la possibilité de rencontrer des scandales ou des controverses qui peuvent menacer les résultats financiers, et vous emmener en prison. Cela donne lieu, dans de rares cas, pour l’instant, à un retrait partiel ou total du marché. Cela s’est avéré particulièrement vrai au cours de la dernière décennie, alors que les marques internationales ont connu un environnement commercial beaucoup plus réglementé en Chine continentale.

En réalité, c’est le Parti Communiste Chinois qui s’impose dans les entreprises étrangères et sa présence croissante s’intensifie par des demandes à être associées aux décisions stratégiques.

Au début, cela commence par de petites choses insignifiantes, comme le port d’un badge siglé du marteau et de la faucille par les employés. Puis, il y a la demande de pouvoir disposer d’une salle de réunion, ensuite l’on voit tous les employés se lever pour aller assister à une formation politique en pleine journée de travail. Un badge avec le marteau et la faucille sur un employé de Louis Vuitton ! Vraiment croquignolet, mais bon Vuitton était bien présent sur la place Rouge, avec un message « Liliane, fais tes valises, on rentre à Paris ».

Pourtant, ces dernières années ont également montré que tous les scandales ne peuvent pas être évités, malgré la corruption et les services marketing. Et dans un pays où la corruption faire rage, les chefs d’entreprise peuvent être emprisonnés du jour au lendemain. La Chine devient un acteur de plus en plus puissant sur la scène mondiale et la nature imprévisible ainsi que la géopolitique, qui change à la vitesse de la lumière, signifient que des marques internationales autrement apolitiques sont prises dans des controverses qui ont peu à voir avec les affaires quotidiennes. Mais parfois, c’est une façon simple de prendre une entreprise sans vraiment verser de l’argent. Des Poutine en puissance à la sauce du China Town soft de Californie variation.

Face à une République Populaire de Chine où la censure se développe sur leur propre marché, les grands Magnats des entreprises du luxe ne se déplacent plus dans l’empire du milieu, de peur de devoir revenir dans une valise, sachant qu’en Chine on ne revient pas quand on est accusé. Et après un procès expéditif, et un lavage de cerveau agrémenté de psychotropes, vous pourrez voir les fils et filles des tycoons du luxe qui se dénoncent et dénoncent leurs parents. Une image qui sera dévastatrice pour les marques. Mais finalement, il n’y a pas de raison, que l’enfer soit seulement pour les autres ! Non ?

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