NATIONAL UN ESTA POUR MINET

Parqués comme des bestiaux dans un chemin de halage de l’autre côté d’un trottoir sale de Paname, la patronne ou manager ne traverse pas la rue et nous hèle de l’autre côté du trottoir, une réminiscence probablement de son ancien métier de la rue Quincampoix chez Denise. En « front » « National » de ma splendide école, voilà l’hôtel restaurant des Arts et Métiers où, c’est sûr, nous avons bien vu les « Artistes », mais pas le métier.

« Alors … à nous, nous lance la serveuse, c’est pour quoi ? » Habillée de noir, elle sortait tout droit d’un film de Tim Burton et du cercueil de Sleepy Hollow. J’avoue que le personnel dans la restauration est difficile à trouver en ce moment, mais rien n’empêche quand même de les former, et en tout état de cause, de dire bonjour quand quelqu’un arrive dans cet estaminet plus Minet qu’Esta.

Une femme enceinte, qui attend patiemment dans la queue, fut prise d’un malaise, je courus en homme galant et bien élevé chercher une chaise pour qu’elle puisse s’asseoir. Le garçon, un Espingouin qui parlait à peine français, me fit remarquer que les chaises ne devaient pas bouger de leur emplacement ! « Mais, cette femme est enceinte ! » Il avait certainement pensé dans son esprit mycosé : « mais quel coup cette femme aura-t-elle pu recevoir pour avoir une aussi grosse bosse à cet endroit ? » J’ai pensé à ce moment là… « la Came isole de force! »

Avec une décoration plus noir que noir, vous avez l’impression de rentrer dans l’antre du prince des Ténèbres. Nous n’avons pas eu le courage de dîner car, même avec Dieu, il ne faut pas tenter le diable. Et quand j’ai demandé pour visiter la terrasse, on m’a répondu que c’était complet ! Je me fis connaître et demandai à juste jeter un œil pour mon article, on m’a alors dit qu’ici, il n’y avait pas de passe-droit ! Noble hôtel de la vermine où on y est logé certainement proprement : mais où Rivarol y fait la cuisine et Zemour probablement l’appartement.

F

Laisser un commentaire