VUITTON CALIFORNIFASHION

Jeudi dernier, Vuitton a présenté sa collection croisière au Salk Institute of Biological Studies, qui surplombe l’océan Pacifique en Californie. Et regardant une mouette, qui joue avec un drone en vol stationnaire au-dessus de la piste, j’ai espéré que le spectacle soit aussi spectaculaire ! Croisière couture dans une architecture brutaliste de l’institut fondé par le pionnier du vaccin Jonas Salk et réalisé par l’architecte Louis Kahn, me donne à penser que nous aurons une présentation synonyme d’un fleuve de « Beaubourg » assez salé.

Les bâtiments en béton se reflète et ruisselle dans la  « fontaine de vie » qui traverse l’esplanade et se jette dans l’océan, créant ainsi une toile de fond incroyablement pittoresque. Et le coucher de soleil de la Californie inspire le créateur sur les nomades de « Mugler ». Ainsi Ghesquière a construit sa collection à partir d’images de caméras thermiques du bâtiment de l’institut, et il paraît que les jacquards et les écailles de poisson lui seraient apparus, Alléluia !

Les créations peuvent parfois être difficiles à digérer pour le béotien que je suis, tellement fantaisistes qu’elles frôlent le costume, et sans que l’on se préoccupe vraiment qu’une femme pourrait les porter. Robes de cérémonie métalliques aussi larges et lourdes que les tanks de Vladimir Vladimirovitch, et boléro à frange en cristal ressemblant à un parapente, « pour mieux voler certainement », en oubliant la loi des plus « Léger » que l’air.

D’un autre côté, pourquoi perdre notre temps avec un défilé de mode s’il ne remet pas en question notre perception comme le faisait en son temps les impressionnistes ? Poussant le crop top dans une direction sculpturale et ornementale, et en construisant des tuniques en lin enveloppantes et des demi-lunes portées avec un pantalon stretch et des baskets, celui-ci frôle la gageure !

Il y avait beaucoup de choses pour stimuler l’imagination pour une fois, et suffisamment de pièces prêtes à être utilisées pour les Bimbos et « Kardashiante » adeptes des tapis rouge. Et pour les fous de mode, des camisoles en côte de maille métallique, merci « Paco ». Puis, pour un clin d’oeil, des épaules scintillantes comme ces joueurs de foot Américain et des énormes bottes de combat à bouts d’acier, drapées de chaînes argentées, car là où il y a de la « chaîne » il n’y a pas de plaisir.

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