LA VULGARITÉ

La pire des décadences n’est point celle qui naît d’un excès de raffinement mais de la vulgarité et de la méchanceté de nos élites. Elle provient non pas du ruisseau là où se tient usuellement les palabres des céphalo-abstinents, mais des beaux « Cartier », là où vous la peignez pour la rendre belle et harmonieuse, vous ne pourrez supprimer son odeur nauséabonde et elle n’en reste pas moins immonde. Elle nous submerge, et elle est activée par des intelligences faibles, ou par des florentins besogneux de la filouterie, qui pour survivre à leurs turpitudes, trouvent une satisfaction à détruire la vie des bonnes personnes.

Petits chefs du néant, et voyous qui jettent Homère aux latrines, métaphoriseurs de mots ampoulés, ils arrivent comme des chiens cyniques pour activer leur lance de verbes obscènes et blasphémateurs comme signe extérieur de faiblesse. Non, véritablement, nous n’habitons pas dans le même monde, les uns ne sont que des avortons qui se soulagent au pied de l’Himalaya, et qui peuvent noyer un ange dans leur boue lubrique, alors que les autres essaient de transformer cette société en une matière plus que vivable.

Je regarde notre société par la lunette grossissante des latrines des autres, pour apercevoir ces déviants. Chaque jour, ils pervertissent notre société à leur seul profit. Mais, j’ai rencontré parfois des âmes pures, qui harassées par une charge de travail plus que de raison, continuent de protéger cette petite symphonie presque inaudible, des bonnes personnes, des héros ordinaires de la planète terre qui à eux seuls viennent soutenir de leur misère, le genre humain tout entier afin qu’elle nous reste supportable.

Anonymode

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