COURRIER DES LECTEURS

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Monsieur, tout le monde le sait : vous écrivez avec l’aide de l’intelligence artificielle, et, comme votre père, ce Florentin, qui voulait paraître un grand bourgeois, vous avez ce talent de copier autrui, en transformant des textes déjà imprimés par de vrais journalistes.

Eric B.

Réponse du courrier des lecteurs:

Cher Monsieur,

Que de grands airs pour un si petit sermon… Vous voilà donc huissier autoproclamé des grimoires de l’IA, traquant les coupables du seul crime d’avoir du talent. Voilà donc la haine de l’écriture qui se personnalise, une remarque à la « Dua Lipa », pour une haine sournoise et basse des âmes médiocres, qui pousse, malgré le ridicule, aux remarques les plus incongrues car le jeu des mots harmonieux répugne visiblement à votre sénilité.

Vous exécrez à ce point la robuste éclosion des êtres, vous nourrissez contre la littérature de si envieuses fureurs que, pour calmer votre animadversion de castrat, vous vous dressez contre tout ce qui vibre et s’épanouit.

Ainsi, en gendarme autoproclamé de l’intelligence artificielle, vous pensez briller comme à l’émission de Bernard « Pipo ». Atrabilaire ponctuel, vous notez sur votre capeline miteuse les infractions, portant en écharpe le couteau de « Fulbert » et la patère des Corybantes, dans l’unique dessein de rendre Vénus stérile et Priape impuissant.

Vous vous peignez en Eliot Ness de l’IA, en tombant de votre piédestal. Permettez-moi d’en sourire : encore faudrait-il avoir eu un piédestal pour en tomber. Vous me reprochez l’affection, l’enthousiasme, le lien du sang, et enfin ma plume comme si l’écriture d’un article devait désormais se transformer en orphelinat de l’intelligence. Cher Monsieur, le royaume de l’IA vous est ouvert, pensez y,  mais surtout, restez-y.

FM