BALMAIN PAR TRON

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Pour sa première collection chez Balmain, Antonin Tron propose une vision plus pragmatique du glamour. La palette s’assombrit, les silhouettes se structurent autour de l’esprit du film noir, nourri de références à « Mulholland Drive » et à « Blade Runner ».

Robes de cocktail aux accents années 80, épaules marquées, blouson d’aviateur verni inspiré de la collection 1953 de Pierre Balmain. Les imprimés animaliers sont traduits en broderies denses et jacquards travaillés. La palette reste sobre, les ornements présents mais mesurés. Une entrée en matière maîtrisée, mais attendons la suite pour construire un véritable article.

Car chez Balmain, rue François 1er, l’histoire ne se livre jamais d’un seul regard. Elle se déploie comme une phrase longue, ourlée de mémoire et de promesses. Chez Balmain, l’histoire murmure encore sous les étoffes, comme un secret cousu dans la doublure du temps. Il faudra du temps pour voir si cette ombre élégante saura épouser la lumière singulière de la maison, et faire battre, à nouveau, son romantisme d’atelier et de couture.

FM