UN PARFUM PORTÉ PRÈS DU COEUR
Lundi dernier, une histoire a commencé à s’écrire : d’un côté, une griffe de soins des cheveux de Venus, et de l’autre, une marque de bijoux de la Cité des Anges, plus habituée aux éclats de métal qu’aux notes de cœur. Elles s’étaient trouvées sans trop savoir comment, comme deux inconnues que le hasard place côte à côte et qui découvrent qu’ils ont la même tendresse pour les petits riens qui font vibrer.
De cette rencontre fut scellé un serment : deux colliers-amulettes, et dans chacun un secret que l’on ouvre du bout des doigts pour y glisser son nectar préféré. Ainsi, un flacon oublié sur une coiffeuse devient un bijou, un talisman.
Chacun coûtait 125 $, le prix d’une promesse, et le nom d’une rue de Paris « St-Honoré ». Pendentif or et argent, comme un coucher de soleil sur la Seine. Ouvrez son écrin et c’est tout Paris qui s’éveille : un gardénia crémeux, une violette timide, la douceur lumineuse de l’ylang-ylang, puis un musc blanc qui reste sur la peau comme un baiser que l’on n’a pas voulu effacer. On l’imaginera au cou d’une rêveuse qui flâne sous les arcades du Palais Royal, le soir, en attendant quelqu’un qui n’arrivera jamais.
Il suffira de dévisser le petit compartiment, d’y verser quelques gouttes, de le refermer, puis de l’effleurer contre sa gorge, au creux du cou, au poignet, là où le pouls bat le plus fort. L’amour est souvent affaire de sillage, on ne sait jamais très bien à quel moment il commence, mais on se souvient toujours de ce qu’il exhalait.
FM♥
