HARRODS, OU LE TRIOMPHE DE LA LUMIÈRE
Il est des nuits où les hommes, lassés des ombres du monde, éprouvent le besoin d’allumer des milliers de lumières pour rappeler au ciel que l’espérance demeure. Ainsi en est-il de Diwali qui du sanskrit et signifie « rangée de lumières », cette grande fête indienne où la clarté triomphe des ténèbres. À Londres, le célèbre Harrods s’est paré des splendeurs de l’Orient pour célébrer cette communion universelle avec la lumière. Aux côtés du couturier indien Gaurav Gupta, le grand magasin de Knightsbridge a donné vie à une somptueuse représentation inspirée du Ramayana, où les étoffes, les mouvements et les illuminations semblaient composer un poème vivant.
Car les peuples, si éloignés soient-ils par leurs croyances et leurs coutumes, se retrouvent dans cette même aspiration à vaincre la nuit. Harrods l’a bien compris, et les visiteurs venus d’Inde, d’Asie du Sud, du Golfe ou des communautés britanniques se pressent sous ses voûtes illuminées.
Ainsi, sous les lustres de Harrods une même vérité traverse les siècles : la lumière n’appartient à aucune nation, à aucune religion, à aucun empire ; elle appartient à l’humanité tout entière. Les ténèbres peuvent engloutir les empires, réduire les palais en poussière et faire taire les hommes ; il leur suffira pourtant d’une seule lumière pour rappeler au monde que l’espérance n’est jamais morte.
FM
