SUR UNE ACCUSATION GRATUITE
Il est toujours plus facile de douter du talent d’autrui que de reconnaître qu’il existe. On m’accuse aujourd’hui d’écrire avec l’aide de l’intelligence artificielle. Permettez-moi de rétablir quelques faits.
Canal-Luxe existe depuis près de quinze ans. Quinze années durant lesquelles j’ai écrit, seul, chaque article, chaque chronique, chaque analyse de mode. À une époque où l’intelligence artificielle n’existait pas encore sous la forme que l’on connaît aujourd’hui, la presse spécialisée saluait déjà la qualité de mes textes. Ce n’est donc pas une machine qui a construit ma plume : c’est le temps, la passion, et une exigence que je me suis imposée bien avant que ces outils ne voient le jour.
Je comprends qu’à une époque où le doute plane sur tout contenu écrit, la suspicion devienne un réflexe. Mais la suspicion ne remplace pas la connaissance des faits. Mon style, mes tournures, mes obsessions rédactionnelles n’ont pas changé depuis quinze ans. On peut aisément le vérifier en relisant mes archives, publiées bien avant que l’IA ne s’invite dans les discussions.
Je ne demande pas que l’on m’admire. Je demande simplement que l’on m’accorde ce qui m’est dû : le respect du travail accompli, et l’honnêteté de vérifier avant d’accuser.
FM
