DIOR DES CÉNOBITES 50

Voici la légende du style de la femme Dior, elle ne possède pas de téléphone portable (pas de poche pour le mettre), et si vous souhaitez la joindre, vous devez l’appeler le matin, quand elle est près de son téléphone fixe, mais pas avant 11h00 du matin car elle cuve le champagne engouffré la veille. Le reste de la journée, elle est en déplacement, se balançant dans la ville pour faire du shopping chez le seigneur des Arnault qui a, pour la circonstance, transformé ses boutiques en musée, pour ne pas être coupable de dépenser ces sommes aussi extravagantes. Et, ainsi expliquer à son époux, le soir venu, « le sugar daddy de Neuilly » qu’elle a passé sa journée au musée.

L’image de cette femme peut contenir peut-être une personne qui insuffle le glamour des années 50, et transpose la bimbo de la Fashion Week qui elle n’ait pas « Glamour » seulement Carrefour. Une vision de la « souris » au bord de la piscine de South Beach Ocean Drive de Dubaï, ou l’imagination dans la tête des autres. C’est la copie d’une période d’effervescence, la Fashion à l’heure de la Marilyn et de Hedy Lamarr, qui n’ont qu’un seul mot d’ordre être féminines, un rêve pour Maria de toutes ces starlettes soumises, prêtent à faire tout et n’importe quoi pour un petit moment de célébrité.

Mais, Dior, par la main et le doigt de Maria Gracia, rend cette période pour elle si excitante, et si morne pour nous. La femme Dior habillée dans une tenue chic pour prendre le bus ou le métro ligne années 50, qui dit mieux ? La jupe crayon comme la grande messe d’une austérité de vieille religieuse en manque, et le tailleur emblématique du maître de Granville, mais « hush… hush… » la créatrice est en mode femme, on comprend cela, mais nous aussi. L’avenir ? C’était bien pire avant.

FM

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