DIOR VOLE AU-DESSUS DE YSL

Une horde de fans hurlants, compressée derrière les barrières de sécurité, a accueilli le « membre » du groupe BTS sur la place de la Concorde pour une ambiance plus de concert pop que de Fashion Show. A l’intérieur de la tente, sombre comme un nuage, mais ce qui en tombe souvent d’un cumulonimbus est de l’eau pure, espérons! Dans cette noirceur, un chaos super contrôlé alors que la star sud-coréenne rejoignait Robert Pattinson, Eddie Redmayne, J Balvin, David Beckham et Gwendoline Christie.

Ce n’est pas la première fois que Kim Jones utilise la littérature pour s’inspirer dans une de ses collections. Le créateur, qui collectionne les éditions de livres rares, a fait référence à Virginia Woolf et Jack Kerouac « Ce dernier qui chercha son inspiration dans les drogues comme la marijuana et la benzédrine ». Cela promet ! Des shorts en brocart métallisé au trench-coat en satin gris clair, Kim Jones a combiné les références, passant du pull de pêcheur aux capes ciré, et gilets de sauvetage, tout cela couvert par des chapeaux sou’wester avec des textures non ciré. Il a certainement dû lire Moby-Dick, cet été en Bretagne, mais certainement pas Virginia Woolf même dans « the new dress. »

Cependant, l’inspiration principale est venue des archives de Dior. Après avoir exploité l’héritage de Marc Bohan, dans ses collections précédentes, Jones s’est tourné vers le travail d’Yves Saint Laurent qui officiait après la mort inattendue du fondateur Christian Dior en 1957. Dirigée par Baillie Walsh, sur fond de performance en direct de Max Richter, une lente procession se déroule devant nous, mettant en scène la phrase de Jean Dutour « La société marche avec lenteur, notamment en ce qui concerne les gens de valeur, elle fait moins attendre les nullités, ai-je cru observer. »

A l’extérieur, les cris ont continué longtemps après que Jones soit venu saluer et c’était de la folie quand Robert Pattinson et Christie aient terminé leur tour de chauffe de la Fashion Week de Paris, le premier en Jupe avec sequins et blouson de fourrure, un must ! Ils s’engouffrent ensuite dans leur limousine, une Fashion Week profitable car elle leur rapporte, par défilé présent, environ 20 000 euros, avec bien sûr quelques verroteries de plus.

FM

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