LA SAINT DENIS FASHION WEEK

Elle vient ringardiser la Fashion Week de Paris, et ainsi les portes des banlieues s’ouvrent, celles de la vraie banlieue pas celles où nous allions chercher autrefois chez les fils de bourgeois afin de les faire passer pour des petits voyous qui sortent des bas-fonds de la fange de l’immigration afin de les propulser couturier. Non, la vraie celle qui créé, celle qui est multi- culturelle, celle qui n’a pas peur d’être en couple pluri-ethnique, celle de la confession multiple.

Nous voilà donc revenus à la genèse de la couture, celle qui créé, celle qui dans les années 80 défrayait la chronique et avait fait souffler sur la France un tourbillon magique de bien-être et d’inspiration. Tu aimes ou tu n’aimes pas, peu importe ce qui compte c’est que l’on émoustille les esprits, que l’on vienne secouer le bocal de ces couturiers, qui aujourd’hui sont plus des businessmen que des créateurs.

Si le respect d’une profession est fondé au fond du cœur des hommes, les hommes finiront bien par fonder en retour un système social et économique consacré à ce respect de la création pure. Une civilisation de mode se fonde d’abord sur la substance qu’elle produit, elle est d’abord dans l’homme, qui lui désire une certaine chaleur, et ensuite d’erreur en erreur trouve le chemin qui conduit finalement au feu sacré de la création.

Nos idées peut-être les vomissez-vous, mais nous, au moins, nous servons la profession. Il n’est pas de commune mesure entre le combat libre et l’écrasement dans la nuit des grands groupes multinationaux de luxe. Il n’est pas de commune mesure entre le métier de couturier et le métier d’esclave de la mode. La mode changera bientôt, car les économistes disparaîtront et viendra un temps où seuls ceux qui créent vraiment quelque chose seront anoblis par leurs tâches, qu’on se le dise.

FM

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