FORD VIVRE LA DIFFÉRENCE

J’ai entendu en juillet, par la rumeur, cette vérité qui se promène comme un mensonge, de bouche à oreille et qui passe comme un soupir au-dessus du vent. Bref, Tom Ford envisage de vendre sa marque. Une indiscrétion de l’industrie de la mode suggérerait que l’accord pourrait être de trois milliards de dollars, mais le designer n’a pas dit grand-chose à se sujet. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant qu’il ait mis les petits plats dans les grands hier soir, en invitant Madonna, Chris Rock et Ciara, entre autres, et en présentant une collection aux allures d’Hollywood Boulevard et de Las Vegas réunis, avec des couleurs pastel, des costumes de Club Bling-bling et vieille dentelle noire.

La foule est impressionnante pour voir la présentation de la dernière Ford qui fait rugir son huit cylindre. Je regarde l’espace et l’absolue vérité du monde de la mode me saisit. L’implacable obscurité du temps d’un monde exsangue de la vraie vie qui est en sursis encore pour un instant. Malgré toutes les surfaces brillantes et l’éclat métallique, il y avait un indéniable courant mélancolique sous-jacent, avec cette fin de show par une bande sonore des tubes des années 80 par Freddie Mercury chantant « Time Waits for No One ». Le chant du cygne certainement.

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