CACHÉ UN RESTAURANT !

C’est le resto le plus introuvable de Paname au fond d’une allée où le revêtement très inconfortable des pavés du roi vous empêche de marcher, et cet estaminet porte bien son nom. Il s’appelle « Caché » mais c’est une « fucking » bonne planque ! Car pour le trouver il faut se transformer en Vasco de Gama. Accueil excellent et les entrées arrivent. L’enchantement commence par des saveurs inconnues et des mélanges parfaits. Pour le plat, nous voulions un turbot mais malheureusement il n’y en avait plus ce soir-là. Le serveur nous a proposé un bar avec la même sauce. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas eu dans mon assiette un plat aussi subtile, il est vrai que la gastronomie humaine est un perfectionnement de l’envie.

C’est un peu comme le Gallimard de la rentrée littéraire. On ne sait pas si c’est bien, mais on en a tellement entendu parler qu’on serait trop sot de ne pas en tourner quelques pages. Ne serait-ce que pour s’assurer un quart d’heure de conversation lors du prochain diner en ville avec des Designers d’aires d’autoroutes Bulgare.

Endroit à la mode rempli de « beautiful » people, où les poissons sont plus frais que les bimbos botoxées. En revanche, les préparations sont décevantes pour certains plats. L’emplacement est surprenant, un ancien atelier industriel. Comme dab un resto à bobos parisiens situé en banlieue pour ceux qui pensent que sortir du châtelet pour voyager dans le 20ème est un voyage avec passeport. L’épilogue est toutefois légèrement décevant : les desserts n’ont toutefois pas retenu l’attention de notre palais. Mais, à tout âge, en tout temps, en tous lieux, quelque soit la situation dans laquelle on se trouve, l’estomac influe prodigieusement toujours sur le cerveau.

13 Villa Riberolle,
75020 Paris

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