GUCCI LE SARDE CÔME DE KAPOSI

Mardi, Gucci a fermé à double tour Hollywood Boulevard en utilisant le « Walk of Fame » ou « l’avenue des Etoiles » afin de réaliser son défilé. Pour la circonstance, des projecteurs éclairaient le ciel comme pour la première de Howard Hughes et de son fameux film les « Anges de l’Enfer », un signe certainement. Gucci avait aussi débarrassé l’avenue des sosies de célébrités, des bonimenteurs, des évangélistes ainsi que les homeless. Les touristes, quant à eux, qui avaient volé 14 heures pour venir voir le Théâtre chinois de Grauman en ont été pour leur frais. « Gucci Love Parade », mais à qui cette maxime était-elle destinée ?

Alessandro Michele, appelé par nos services le « Diable s’habille en Nada », voulait être costumier avant de se lancer dans la mode. Malheureusement, pour nous, personne n’en a voulu dans les théâtres. Hollywood, c’est l’Olympe américaine aurait-il déclaré, confondant avec Olympe de Gouges, qu’il prononce de gourde, confondant avec les Venus crapuleuses qui pullulent sur Hollywood Boulevard, et où vous avez peu de chance de rencontrer la sublime Julia Roberts ; des Robert, certes, mais tous en « silly conne », comme sa collection !

Un fauteuil de réalisateur portant le logo Gucci m’était destiné ainsi qu’aux 500 invités du premier rang. J’ai dit à la jeune Bimbo, qui était là pour nous placer, en voyant Gucci sur le dossier de mon siège que je m’appelais Anonymode et non Gucci. J’entraperçu l’effroi de cette donzelle lisant frénétiquement son bloc en espérant qu’elle avait la réponse à ma question.

Voilà donc la collection, c’est comme si l’on avait voulu mélanger en littérature Alain Finkielkraut, Yann Moix et Michel Houellebecq ; un savant compost pour créer une présentation nauséabonde. Nous appelons ça un couturier ! Un furieux disloqué perdu dans les méandres de Dédale, et en le nommant par son nom, cela n’est pas injure, car on pourrait le braire aussi. Regardez cette splendide veste verte en satin duchesse et ses nombreux défauts.

En choisissant Hollywood Boulevard, ou l’on peut trouver toutes les demi-mondaines des nuits de L.A., le « Tartarin de ta race con » « d’Alphonse Baudet », fait l’âne en mélangeant tout et n’importe quoi. Grande messe dans une ambiance brumeuse où le feu, celui de la création bien sûr, est matérialisé sur le sol par les étoiles qui brillent mais seulement celles des autres, pour nous faire apparaître des nymphes sarcodiques que des journaux cathodiques invités qui ne produisent plus que des images ont déjà préparé l’encensoir. La mort de la couture pour stigmatiser la renaissance de la marque, un leurre ! Mais, c’est le « leurre » de la famille François H Pipo.

Anonymode

Laisser un commentaire