CASQUE D’ORYCTEROPE DU CAP

Voici ma voisine de voyage, une agoraphobe, qui n’avait pas retiré son casque de moto, assise sur son siège, très « con centrée » sur son Iphone, et est restée en l’état jusqu’à l’atterrissage. Il faut l’avouer que ma surprise n’est pas totale, moi, qui rencontre usuellement les Bimbos de la Fashion Week, je suis habitué à fréquenter des humains de contrefaçon. Toutefois, je suis furieux ! Je souhaite faire claquer mes mots et les jeter à la figure du monde. Le paradoxe est un plumet qui fait merveille sous un casque enduit de pandémie et autre protection pour s’enfermer de plus en plus du monde qui vous entoure. Mais, qui est cette femme qui refuse ma compagnie ? Me voilà blessé dans mon amour propre de « mâle dominant »; « car au travers de ce casque rien ne passe même pas mon charme naturel » aurait dit San Antonio.

Je veux que l’on me considère comme un maître ou comme rien, et le choix de ma voisine est fait, elle s’arrête visiblement et volontiers à la seconde considération. Alors, en tant que rien, je ne lui marchanderai pas de louange. Il est difficile d’être rien du tout avec plus de perfection ou de profondeur que vous ne le montrez, chère Madame, vous qui, sous votre heaume, débobinez le néant. Vous êtes une petite tour d’ivoire dans la nuit la plus ténébreuse, une guenon écrivant le mot fatalité, l’impératrice des diseuses de rien et si la connerie se cultive, alors, on peut dire que vous avez vraiment la main verte. J’ai souvenir d’un voyage à Londres assis à côté d’une muse « Jenna de Rosnay ». J’ai, d’ailleurs, suite à ce voyage, appelé ma fille Dgena. Le monde change mais ne s’améliore pas vraiment.

Anonymode

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