DES COCOS FOUS DE COCO

Longues files d’attente dans tout Londres, mais surtout, devant le magasin Chanel de « Blond Street », la marque de Coco est en tête de la reprise et les consommateurs de mode assis au bord des vitrines de la boutique, comme si des Homeless de luxe cherchaient à venir coucher avec la marque ; il y en a même un qui aurait dit « Ich bin ein Chaneler! »

En Chine, la demande refoulée a également provoqué de longues files d’attente devant les marques de luxe depuis avril 2020, des cocos fous de Coco ; pas vraiment étonnant. Malgré les séries limitées et l’augmentation des prix tout au long de la pandémie, les sacs Chanel sont devenus si recherchés par les acheteurs chinois que beaucoup d’entre eux ont recours à des Daigous. « Un Daigou est un intermédiaire qui revend des produits achetés à l’étranger et qui, par le jeu des taxes, propose des tarifs avantageux. » Un Daigou ! en voilà un super nom pour un sac Chanel matelassé qui n’a pas changé depuis que le mur de « Belin », une friandise, a été construite, mais il est vrai que la meilleure façon de ne pas avancer est de suivre une idée fixe.

En conjugaison, si Chanel était un temps, elle serait l’imparfait. Voilà donc la face cachée de la thune, pour le « commun des mortels » qui ne seront jamais immortels, eux. Pétroleuses à l’Instagram, chargé de photos, qui ne savent pas écrire ou seulement quelques mots du genre : «Amazing» pour des articles télégraphiques forcément bienveillants pour la marque. Des grandes horizontales qui ne savent pas épeler QI, à quelque mètres de Bond Street qui se transforme pour la circonstance en rue de la goutte d’or. Les « Jane Blondes » qui donnent leur avis sur la marque, les mêmes qui faisaient la queue chez Lidl pour la fameuse Sneaker, mais les avis, c’est comme les trous du cul, tout le monde en a un.

Anonymode

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