POUR CEUX QUI N’ONT JAMAIS AIMÉ

Elle est poignée d’amour, et ces petites anses charnues, qui poussent sur ses hanches, me proposent d’accrocher mon cœur à pleines mains. Je fonds comme un sorbet au soleil à la vue de ses reins qui, comme des salières de Vénus ou des fossettes rieuses, me creusent l’appétit. Voilà pour vous Mesdames une poésie gourmande, juste pour le plaisir.

On ne peut pas commencer un poème sans une parcelle d’erreurs sur soi ou sur le monde, sans une innocence, qui, aux premiers mots, se découvre. Je fais un effort digne d’Hercule pour retenir la prosodie, et ce que je découvre provoque en moi la nouveauté et son infini me mettant en péril à chaque vers. Ma muse, elle, transporte le verbe par des petits cris comme une abeille qui va faire chavirer son miel sur la passade d’un nuage. Le cœur est la raison, et j’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé surtout, éperdument.

Anonymode

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