GIVENCHY LE SENTIER DES PERDITIONS

Voilà le couturier autodidacte qui lui l’assume ce qui n’est pas le cas des Janus et des Routin de pacotille, mais le monde est ainsi fait. Certains acceptent d’être un diamant pur qui ne demande qu’à être taillé, et dans la couture, tailler est le mot de bon aloi. L’homme de Chicago, Mathew M. William qui crée la couture comme les 77 secteurs communautaires de la ville et ses 228 quartiers prend la « boule » au bon. Normal, pour un nom de Flipper. Il allume le feu de Downtown Chicago jusqu’ au Lac Michigan, il vole sur les cultures des banlieues comme le ferait un drone pour borner les blacks blocks des manifestations de Luc Mélanchon.

Si Hubert de Givenchy m’était conté, ses amis lui auraient dit : « Venet » voir ce que le Seigneur des Arnault réalise avec votre marque, il fait marcher sur l’eau les mannequins de la Fashion Week de Paris. De l’état de Seigneur, il souhaite passer au stade supérieur, celui de devenir Dieu en personne. Cachez ces seins Madame que je ne saurais voir, car sous les cagoules de cette collection qui sont légions, se cachent les rappeurs des banlieues de l’Illinois ; Cagoule que le créateur aurait entendu lors d’un voyage à Marseille, mais de cagole, il aurait compris cagoule.

Voilà une couture loin des poèmes sur Chicago, des bas fonds Carl Sandburg. « Montrez-moi une autre ville qui chante, si fièrement d’être vivante et grossière à la fois, forte et rusée en même temps. Jeter par des malédictions magnétiques au milieu du labeur et des travaux empilés, voici une grande et audacieuse limace qui s’élève avec éclat, féroce comme un chien enragé, la langue sous tension et rusée pour s’opposer à la nature sauvage et promouvoir la ville. »

Anonymode

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