RAY BAN META L’ILLUSION À 400 €
Retour d’expérience après un mois. Deux paires. Deux pannes. Un seul verdict.
Je collectionne les lunettes comme les montres d’ailleurs ! Trente paires allant des Persol vintage, des Mykita sur mesure au Garrett Leight achetées à Los Angeles. Des montures qui durent des décennies, des objets que l’on transmet à ses enfants. Quand les Ray-Ban Meta sont sorties, je me suis dit : pourquoi pas ? J’en ai pris une paire pour moi et une paire pour ma femme soit une facture de 800 €. Nous étions curieux, enthousiastes même.
Un mois plus tard pour l’une, et six moi pour l’autre, bref les deux paires sont en panne. Mortes. Muettes. Incapables de s’allumer.
« SAV inexistant en pratique, suivi client défaillant, aucune transparence en cas de problème, vous prenez un vrai risque. »
Ce que Meta vend : le futur, une intelligence artificielle dans vos montures, l’assistant vocal toujours disponible, la caméra discrète, le son open-ear.
Ce que Meta livre : un gadget Bluetooth qui se déconnecte aléatoirement, une batterie qui refuse de tenir une journée, et un service après-vente qui disparaît dans les limbes dès que vous avez un problème. D’autres utilisateurs rapportent avoir envoyé leurs lunettes en réparation pour n’avoir ensuite plus aucune nouvelle ni confirmation de réception, ni délai, ni réponse aux relances.
Les problèmes les plus courants
Déconnexions Bluetooth répétées, plusieurs fois par jour, sans raison apparente
Lunettes complètement éteintes après décharge batterie qui refuse de redémarrer
Son étouffé, qualité d’appel médiocre : l’interlocuteur n’entend pas correctement
SAV EssilorLuxottica : garantie refusée au bout de 3 mois chez certains revendeurs
Et puis, il y a l’autre problème, le vrai : ces lunettes filment vos journées. Des sous-traitants au Kenya ont été chargés de visionner les séquences captées par des utilisateurs du monde entier, ainsi des images intimes, des documents confidentiels, des numéros de compte bancaire… pour soit disant entraîner l’IA de Meta. Une enquête suédoise a mis en lumière ce pipeline de surveillance. Le Kenya a ouvert une investigation officielle en 2026.
Quand on porte des Ray-Ban classiques, on fait un choix esthétique à la Gary Grant Style pour les Wayfarer. Quand on porte des Ray-Ban Meta, on devient un capteur ambulant au service d’un réseau social qui a déjà démontré à plusieurs reprises qu’il traitait les données personnelles comme une ressource à extraire.
« En 2025, Meta a vendu 7 millions de paires de Ray-Ban connectées. En créant le réseau de surveillance décentralisé le plus intrusif jamais conçu, vous en êtes le capteur principal, que vous le vouliez ou non. »
Sur mes trente paires de lunettes, aucune ne m’a jamais lâché en un mois, aucune ne m’a demandé de créer un compte pour fonctionner, et aucune n’a aspiré ma vie privée vers des serveurs au Kenya. 800 € pour devenir un capteur ambulant en panne ! La prochaine fois, je reste chez Persol, Ah merde, c’est aussi Luxottica, mais dans quel monde Vuitton !
FM
