GUCCI LONG JUMEAUX DE MODE

Moi qui connais la gémellité ! Cet endroit exigu où pendant neuf mois, il a fallu cohabiter avec un apostat, sectaire, iconoclaste barbare hernaniste, en un mot un humain de contrefaçon. Je vous donne mon texte par ma connaissance empirique. Voici donc le défilé Gucci en « twins » : deux fois plus de vêtements, deux fois plus de sulfatage, deux fois plus d’incohérence ! J’aurais préféré le Twin Cilynder de la Harley-Davidson, plus doux à mon oreille, comme l’aurait aimé Artémis. Est-ce une réflexion sur l’identité : « Etre égaux : Est-ce être identique ? » Sujet qui donne au directeur artistique de Gucci une intrigue, et en divisant le public en deux parties par des portraits gémellaires accrochés aux rideaux , les bimbos botoxées et chirurgicalisées qui se ressemblent toutes d’un côté, et les autres qui ne ressemblent à rien de l’autre.

Bienvenue à « Twinsburg », ville de l’Ohio transportée à Milan, et d’avoir gardé le secret de 68 paires de jumeaux, pour une réflexion sur l’identité et le particularisme, fut un tour de force. Ils sont perturbants ces miroirs sur pattes, surtout pour les autres. Mais, au-delà de l’attrait visuel et des interprétations conceptuelles, sur la solidarité de ceux-ci, Michele pense que c’est un entier qui partage sa moitié avec un tiers.

Le créateur préoccupé par la crise climatique, la montée du sentiment antigay et la menace renouvelée d’une guerre nucléaire, donne au public un spectacle chargé d’émotion, de la somme de toutes les peurs du monde. « Lorsque nous sommes nombreux, nous sommes beaucoup plus forts », a-t-il affirmé après le spectacle, comme un enfant perdu dans les méandres de la création, et du climat qui change. Certainement le souvenir de la chaleur de l’été qui était insupportable, et pourtant le « Chaud must go on ».

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