VIRGIL SE FAIT LA MALLE

Je me croyais plongé dans un sommeil profond, car j’étais dans un pays où les pleurs effleurent le ciel et la voie lactée. Un pays où s’élève les chansons des oiseaux au-dessus des baobabs, et où des sons si émouvants comme les eaux des chutes du lac Victoria se reflètent sur son sol si précieux, trésor que toute la planète envie et veux épuiser année après année.

Voilà la conscience de l’identité afro-américaine de Vuitton qui s’efface. Avec son nom de poète Grec « Virgil », et avec cette terrible souffrance qu’il exprime, la souffrance propre de l’homme africain pour que le coup fatal du destin s’abatte sur lui. Comme une souffrance qui lui colle à la peau, je regarde maintenant ces orphelins aux familles brisées et que la maladie n’épargne jamais, ainsi que son cortège de veuves aux lourds fardeaux d’élever des enfants seuls. L’Afrique au Châtelet pour des maux inépuisables de son patrimoine dévoré par les guerres sans cause juste, et les balles qui sifflent comme des serpents qui pénalisent la dignité intrinsèque de l’être humain et foulent au pied son potentiel universel de sagesse.

Pourquoi meurent-ils alors qu’ils n’ont rien fait ? Pourquoi mourir à 41 ans alors que sa main propre n’avait jamais signé de contrat avec Babylone, seulement avec LVMH ? Est-ce juste qu’il meurt ? Doit-on être puni pour ces quelques gouttes de succès finalement au goût amer des entrailles de ses ancêtres d’aujourd’hui et de demain. Virgil nous laisse sa mode sans préavis, et quitte le berceau de l’humanité, pour une galaxie plus humaine encore, là où la couleur importe peu, car le noir y règne en maître, mais quand on arrive avec des malles Vuitton on est toujours mieux accueilli pour un voyage au paradis.

Anonymode

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