BALENCIAGA DES ÉCRANS ET TRÈS PEU DE VÊTEMENTS
La frontière entre la mode, le cinéma et la télévision est dissoute comme un sucre dans le champagne tiède. Chez Balenciaga, pour l’Automne-Hiver 2026-2027, on ne fait plus des défilés, on fait des croisements d’autoroutes culturelles. Avant même que les invités aient posé leurs aristocratiques fesses sur les bancs, les écrans s’agitaient déjà. Pas de vêtements, des images, des fragments de la prochaine saison d’Euphoria.
Quatre ans de silence, et le 12 avril sera comme une résurrection, mais les invités du soir, eux, avaient droit au petit privilège… la petite friandise avant tout le monde. Tout cela, bien sûr, sous l’œil très sérieux de Pierpaolo Piccioli. Pour lui, la série n’est plus un divertissement, c’est un outil culturel. Une clé à molette Pop pour bricoler la mode dans le grand garage de l’imaginaire contemporain.
Le podium ne suffit plus. Il faut des séries, des écrans, des histoires, des visages qui clignotent dans la mémoire collective pour faire oublier la couture et la marque. Piccioli l’a bien compris. Il a même poussé le jeu jusqu’à apparaître lui-même dans The Morning Show. On entre dans la fiction, on en ressort, on s’y promène… comme dans un salon mondain.
Et puis, le public arrive avec un premier rang qui ressemble à un générique de fin : Winona Ryder, Elizabeth Debicki, Harris Dickinson. Des étoiles de cinéma posées là comme des broches sur une veste, le luxe et le spectacle… mariés comme deux aristocrates qui se détestent mais partagent la même fortune. Et voilà que surgit Hudson Williams, le garçon du moment avec le visage qui circule dans toutes les conversations depuis le succès de Heated Rivalry.
Une histoire tirée des romans de Rachel Reid. Deux espoirs du hockey. Deux mâles du sport. Des années à se cacher, à s’aimer clandestinement dans un milieu qui préfère les muscles aux sentiments. Romance interdite sous les néons glacés des patinoires. Un drôle de croisement, un crossover improbable aussi, des hockeyeurs sentimentaux d’un côté, et des névrosés glamours de Los Angeles de l’autre, Et au milieu… la mode.
Ah oui, presque oublié, le principal : le vêtement. Chez Balenciaga il arrive maintenant estampillé made in Italy. Voilà qui résume assez bien l’époque mais à « Getaria » où est né Cristobal, et dont les plus anciennes traces historiques remontent à l’époque romaine, ceci explique peut être cela.
FM
