MONSIEUR KLEIN NEW YORK

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Dans la grande boîte vitrée de The Shed, baignée d’une lumière froide, des chaises rouges dessinent des cercles. Le décor, fidèle à l’esthétique de Calvin Klein, s’anime peu à peu avec l’arrivée de Dakota Johnson, Jennie, Alexa Chung et d’autres invités, comme des « pages » inconnues. L’atmosphère laisse deviner que la vision de Veronica Leoni, pour sa troisième collection, commence à trouver son public de professionnels.

La directrice artistique poursuit sa réflexion sur l’identité Calvin Klein, entre austérité des lignes et sensualité du corps, sophistication et simplicité. Elle puise dans les années 1970 et 1980, une période qu’elle juge particulièrement fertile, pour retrouver une élégance plus construite et poser les bases d’un chic affirmé.

Manteaux à cols en fourrure, robes en drap de laine, costumes nets : les silhouettes jouent sur des contrastes subtils et des détails de coupe précis, comme des cols montants ou des trenchs à double épaisseur. La coupe met en valeur le corps, les bras et surtout les dos, révélant un minimalisme faussement simple.

Veronica Leoni évoque un culte du corps propre à Calvin Klein, qu’elle souhaite intensifier en faisant du vêtement un outil de pouvoir de la femme new-yorkaise. À travers le contraste entre l’avant et l’arrière, elle explore l’intimité et l’obsession du perfectionnisme, pour laisser le corps reprendre pleinement ses droits.

FM