DES LOCATAIRES INATTENDUS

Ils sont venus sans prévenir, ces hôtes aux pas feutrés, discrets, conquérants de ma retraite Bretonne. Non point des visiteurs de passage, mais de véritables locataires du silence, venus peupler mes jours d’une tendre agitation. Et par effraction douce, comme le vent qui s’immisce dans une maison trop longtemps close, ces locataires inattendus ont décidé, sans contrat ni condition, d’habiter mon quotidien. Pour lire plus cliquer ici

FERMETURE ESTIVALE : ENFIN !

Chers Lecteurs et chères Lectrices, fans de l’ombre, détracteurs discrets, clients imaginaires et bimbos de l’apocalypse (mes muses, mes copines préférées, que je salue avec leurs faux ongles qui cliquettent comme des castagnettes), l’heure est grave : la société ferme pour les vacances.

Oui, ce moment tant redouté par certains, et tant espéré par d’autres : je pars, tout ferme, rideau et silence radio jusqu’à nouvel ordre (ou jusqu’à ce que la clim’ de mon hôtel de luxe tombe en panne et que je revienne vous hurler ma souffrance sur Instagram). Pour lire plus cliquer ici

SOLFÉRINO DES GUERRES D’IDÉES AUX GUERRES DE NEZ

Chez Interparfums SA, on n’a pas froid aux narines. Après avoir fait rayonner les parfums de grandes maisons comme Van Cleef & Arpels ou Montblanc, voilà que la société s’apprête à lancer sa propre marque maison : Solférino Paris. Un nom évocateur qui fleure bon… la poudre, les négociations de couloir et le parquet ciré de la politique à l’ancienne. Pour lire plus cliquer ici

VISITE DE LA FRANCE MÉDIÉVALE

La Fête des Remparts de Dinan se partage tous les deux ans. L’espace d’un weekend, la cité fortifiée revêt ses habits d’antan. Les rues pavées vibrent au rythme du Moyen Âge : chevaliers en armure, tournois équestres, jongleurs et ménestrels redonnent vie aux fastes d’une époque révolue. Le vêtement est, au Moyen Âge comme aujourd’hui, à la fois un objet fonctionnel et une parure qui renseigne sur celui qui le porte Pour lire plus cliquer ici

COMING OUT D’UNE GARDE ROBE ROYALE

Préparez vos chapeaux (et vos gants blancs) car, à partir du printemps, la garde-robe de la reine Elizabeth II s’exposera fièrement à la King’s Gallery de Londres. Robes élégantes de couleur flashy, accessoires royaux et objets personnels seront au rendez-vous, avec en vedette une robe signée Norman Hartnell datant de 1956, autant dire du vintage de haut rang.

Pour les incultes de la couture, Sir Norman Bishop Hartnell KCVO était un créateur de mode britannique de premier plan, surtout connu pour son travail pour ces dames de la famille royale. Il avait obtenu le mandat royal de couturière de la reine Elizabeth II en 1940 et en 1957. Pour lire plus cliquer ici

UNE GLACE PLACE VEMDÔME

Quelle infamie ! le Ritz installe une ronde de glaces, tapas et cocktails sur la Place Vendôme, ce haut lieu de l’élégance française, emblème du Comité Colbert, joyau d’un Paris éternel qui se meurt à petit feu sous les assauts du commerce mondain et des caprices des puissants écolos qui roulent en V8. Pour lire plus cliquer ici

DOLCE&GABBANA CRUCIFIE ET VIEUX CEINTURONS

Le pont de Castel Sant’Angelo a tremblé ce soir-là, non pas sous les pas des légions romaines, mais sous les talons dorés d’un défilé si extravagant qu’il ferait passer le Met Gala pour une soirée raclette chez des Témoins de Jéhovah.

Imaginez : un carnaval baroque-gladiateur-catholique-fantasmagorique, où des grenouilles de bénitier très chics jouent les stars de la mode, et où l’encens est remplacé par des vapeurs de parfum de luxe à 800 euros le flacon. Après les Pouilles, place aux pouilleux  mais version haute couture, s’il vous plaît. Pour lire plus cliquer ici

QUAND TOUT S’ÉFFONDRE LES DIAMANTS BRILLENT

Pendant que les marchés s’inquiètent, que les monnaies tremblent, que l’or flambe et que la planète brûle (doucement, mais sûrement), une nouvelle éclatante surgit du royaume du luxe : les ventes de bijoux de Richemont explosent. Oui, explosent, mais avec élégance, dans un nuage de paillettes et de champagne rosé millésimé. Pour lire plus cliquer ici

L’ÉLÉGANCE D’APPARAT SUR LE CADAVRE DE L’ÉTHIQUE

Loro Piana, cette maison que l’on disait irréprochable, vient de tomber du piédestal tissé à la main sur lequel le luxe aime tant s’asseoir. En Lombardie, ce ne sont pas des laines rares qu’on file, mais des illusions. Derrière la noblesse des matières, des ouvriers fantômes, non déclarés, au service d’un système de sous-traitance en cascade, aussi opaque du manteau de nuit sans lune du Marand. Pour lire plus cliquer ici

SORBIER DANS LES BRUMES DE VELOURS ET DE FEU

Ils avaient quitté les rivages d’Espagne, les cœurs pleins de fièvre et les mains tendues vers l’inconnu. Guidés par la rumeur d’un Eldorado caché derrière les brumes andines, ils marchaient non pour conquérir, mais pour aimer. Au milieu des lances et des cuirasses, un nom s’élevait comme un chant : Franck Sorbier, orfèvre des songes, cartographe d’un royaume invisible, dont les frontières se dessinaient non sur les cartes, mais dans les plis d’une robe, dans le souffle d’un voile Pour lire plus cliquer ici

DUCHESSE DE LA SALLE

Dans les années 1920, Tamara de Lempicka, artiste d’origine polonaise, formée à Paris après avoir fui la Révolution Russe, s’impose rapidement comme portraitiste de l’aristocratie, de la bourgeoisie et des cercles avant-gardistes. Sa peinture mêle des influences cubistes (Picasso, Fernand Léger) à une élégance froide issue du classicisme et de la Renaissance italienne. Lempicka incarne le style art déco, fait de lignes nettes, de surfaces lisses et d’une sensualité glacée. Pour lire plus cliquer ici

QUAND ELIE SAAB FAIT FLEURIR L’EDEN

Dans la dernière collection d’Elie Saab, la couture se pare des couleurs d’un Eden enchanté, où chaque teinte semble être cueillie d’un jardin suspendu où le rêve et la réalité se confondent. Les nuances tendres et lumineuses sont comme un souffle sucré du miel des plateaux du Liban, évoquant une innocence retrouvée. Pour lire plus cliquer ici

MARGIELA HAUTE COUTURE COMPOST FAÇON MAD MAX

Martens a donc fait ses débuts chez Margiela mercredi soir, en mode spéléo gothico-délabré. Nous prenons la direction du Centquatre, cette salle immense du 19ᵉ arrondissement sur le site de l’ancien service municipal des pompes funèbres ; tout un programme pour un enterrement de première. En fait, c’est là que Margiela « himself » a tiré sa révérence en 2009 sous une pluie de confettis dorés, glam jusqu’au bout des doigts… invisible, comme son visage. Pour lire plus cliquer ici

BALENCIAGA PARIS 2026

Né sur les rivages ensoleillés de la côte tyrrhénienne, au sud du Tibre aux reflets antiques, Pierpaolo Piccioli semble avoir hérité, dès sa naissance, du dialogue silencieux avec l’histoire. Ce fleuve, que les légendes romaines font naître du sacrifice du roi Tiberinus, englouti dans ses flots, porte en vérité un nom dont l’origine se perd dans le mystère étrusque. Car avant Rome et ses fastes, il y eut le Rumon, ce fleuve premier, qui charriait déjà les songes des peuples disparus. Ainsi Piccioli, comme le Tibre, traverse les âges et les traditions, portant avec lui un héritage que d’autres auraient laissé s’égarer dans les eaux troubles de la modernité. Pour lire plus cliquer ici

CHANEL ORFÈVRE SANS MUSE

J’ai une impression paradoxale : à la fois familière et étrangement figée. Les vestes aux coupes rigides, les accumulations décoratives écrasant des étoffes légères, les robes saturées de technicité jusqu’à en perdre leur grâce, tout cela donnait à la collection un vernis artisanal, mais privé d’élan poétique. Peu importe le nombre d’heures passées à assembler une pièce, si l’on peine à en saisir le propos ou à imaginer celle qui la portera. Pour lire plus cliquer ici

DANIEL ROSEBERRY UN AMERICAIN A PARIS

Dans le clair-obscur doré du Petit Palais, un souffle semblait traverser le marbre et l’histoire. Sous les arches silencieuses, Daniel Roseberry a tissé, comme à son habitude, le rêve du futur, une odyssée de tissus et de formes, où la Haute couture ne se contente plus de parer les corps, mais effleure les âmes. Chaque silhouette venue de la planète Uranus (sans jeu de mots), un ailleurs, d’un temps où l’art et la chair ne faisaient plus qu’un, où l’élégance devenait un langage secret, murmurant à ceux qui savent encore rêver. Pour lire plus cliquer ici

CÉLINE UN TABLEUR NOMMÉ DÉSIR

Hier soir, à Paris, tandis que certains griffonnaient encore des aphorismes sur « l’audace créative » et « l’esprit couture », Hael Rider, lui, livrait sa vision bien plus pragmatique du style : celle d’un tableau Excel de circonstance pour flatter le Seigneur. Oubliez l’introspection stylistique. Ici, on parle de paniers moyens, de taux de conversion et de sell-through. Pour lire plus cliquer ici

FERRARI HYPERSAIL FAIT VOLER LE BON SENS

On connaissait Ferrari pour ses bolides hurlants, ses millionnaires capillotractés et ses options cuir plus chères qu’un studio à Paris. On les découvre désormais concepteurs de voiliers futuristes, preuve qu’à Maranello, il semble qu’ils connaissent l’expression « avoir le pied marin ». Pour lire plus cliquer ici

LE COURRIER DES CONCIERGES

Qu’il est méchant et déconnecté ce texte. De quoi je me mêle ? Et quelle misogynie 😫 Sayô JUHENS  Formatrice en Sublimation de l’Expérience Client (certifiée Qualiopi) et Guide-Conférencière (agréée […]

HAUTE COUTURE LE GRAND EFFILOCHAGE FINAL

La Semaine de la Couture parisienne s’annonce aussi consistante qu’un menu dégustation chez un chef ayurvédique : deux bouchées d’exception, et puis plus rien. À l’affiche de ces défilés fantômes : la dernière messe noire de Demna pour Gucci, suivie du premier acte rituel de Glenn Martens chez Maison Margiela ; deux blockbusters dans une salle vide d’esprit, un peu comme si Cannes n’avait projeté que deux films et fermé le rideau. Pour lire plus cliquer ici

QUAND VUITTON SE PREND POUR UNE CIVILISATION

Jeudi, Louis Vuitton a levé le rideau sur son dernier coup d’éclat à Shanghai : « Le Louis ». Ce n’est pas un nouveau sac à 15 000 euros en plastique, c’est pire ! « Le Louis » est un « monument culturel » flambant neuf où cohabitent exposition, gastronomie, et bien entendu, commerce de détail, pour une cathédrale à la Disneyland du consumérisme déguisé en temple de l’art. Pour lire plus cliquer ici

L’ARNAQUE BUCOLIQUE DE JACQUEMUS

Combien de temps encore faudra-t-il subir la grande « Commedia dell’arte » rurale de Simon Porte ? Chaque saison, c’est le même rituel d’un poncif qui devient éculé : il nous ressert son catéchisme champêtre avec la ferveur d’un télévangéliste habillé de lin. Une fois encore, voici le vocabulaire de la paysannerie fantasmée, vidée de toute substance, repeinte de couleur crème pour plaire aux foules mondialisées. Pour lire plus cliquer ici