WEINSANTO QUAND LE VIDE DÉFILE

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Weinsanto, qui était, dans sa juvénilité, parti étudier le « balai » à Stuttgart, la ville où l’on fabrique des Porsches, et où les sols reluisent comme les stagiaires de Monsieur Grumler ! Il est revenu du Saint-Empire romain germanique avec une idée de la couture qui ressemble davantage à une vieille Peugeot : ça roule, mais on n’en garde aucun souvenir.

Décidé à devenir créateur, il file à l’Atelier Chardon Savard, à Paris, où il découvre « le plaisir de s’amuser ». Rien d’étonnant : Paris est une fête, surtout dans le Marais, où les feux « d’artifesse » permanents tiennent lieu de formation à toute une génération de modeux. Il passe ensuite deux ans chez Jean Paul, où il apprend les fondements du savoir-faire, de l’artisanat et du processus créatif du dessous de la table de coupe.

Face à sa page blanche, le voilà donc couturier appliqué, d’après un article du Flop Fringuant et de la mère Boulard, laconique comme un écho et aussi profond que le Plat Pays. La page reste blanche, et la collection lui ressemble : transparente. Il est léger comme un oiseau qui s’envolerait avec une enclume, et pourtant quand même il faut le reconnaitre, beaucoup mieux que la dernière fois. Applaudi par des complaisants plus discrets qu’une promotion entière de l’IFM. Bienvenue dans la « Perfide Graillon » quand même, celle des journalistes accrédités pour dire tout et surtout n’importe quoi, à condition que le buffet suive et que le champagne de mauvaise qualité coule à flots.

FM