UN COIN DAND LE SABOT DU CHEVAL BLANC
Voici qu’en l’an passé, la main audacieuse de la foncière Redevco s’emparait du destin d’un édifice auguste, ce 126, rue de Rivoli, où l’enseigne C&A, telle une ombre éphémère, occupait encore ses étages jusqu’au cœur de février 2023. Aujourd’hui, quelle révélation éclate à nos yeux ! Un nouvel acteur, tel un héros surgissant des brumes de l’histoire, s’apprête à investir les 13 000 mètres carrés de ce palais haussmannien, temple de pierre et de mémoire.
Ce n’est autre qu’un hôtel, guidé par la sagesse du groupe Radisson, qui déploiera ses ailes en l’an 2027, offrant cinquante-sept chambres, sanctuaires de repos pour les voyageurs égarés dans le labyrinthe de la Cité. Mais, ne vous y trompez pas : ce lieu ne sera point un simple abri ! Un toit-terrasse, tel un jardin suspendu de Babylone, s’y dressera, couronné de verdure. Une crypte médiévale, vestige sacré du XIIe siècle, y murmurera les secrets des siècles passés. Un restaurant et un bar, hôtel dédié aux plaisirs de la table et de la conversation, y brilleront de mille feux.
Ainsi, Radisson, ce géant aux vingt-trois établissements déjà plantés en terre de France, s’installe au cœur même de Paris, là où bat le pouls du commerce et de la culture, à deux pas du Louvre, ce phare des arts, et de l’île de la Cité, berceau de notre histoire. N’oublions pas, citoyens, que la Samaritaine, renaissante de ses cendres en 2021, abrite déjà le Cheval Blanc, ce palais de luxe où l’opulence danse avec l’excès ! Quant aux étages inférieurs, quelques enseignes qui y éliront domicile, mais gare au Seigneur si le groupe Kering, ce titan du luxe, ne s’y engouffre pas comme un aigle fondant sur sa proie !
Ô Paris, cité des contrastes ! Entre l’élégance éternelle de l’haussmannien, noble et mesuré, et l’éclat tapageur du Cheval Blanc, flamboyant et démesuré, tu nous offres un spectacle où le chic le dispute à l’excès, où chaque rue est une scène, chaque bâtiment un décor, chaque pas une invitation à rêver. Mais hélas ! C’est un groupe étranger qui, le premier, a su percer le mystère de ton âme, mais comme l’aurait dit Démosthène : Ainsi soit-il, et que la postérité en juge !
FM
