LES EMPIRES DU LUXE : POUVOIR, FOI ET STORYTELLING

Le monde contemporain se croyait vacciné contre les empires, rangés dans les vitrines poussiéreuses de l’histoire, entre cartes anciennes et uniformes brodés. Et pourtant, les voilà qui ré-émergent du néant, non pas comme des fantômes, mais comme des architectures polymorphes.

Il y a d’abord les empires géopolitiques ; évidents et assumés. La Russie regarde à nouveau son reflet dans le miroir des Tsars. La Chine se pense en “Empire du Milieu” avec une constance presque minérale. Quant à l’Inde, elle redécouvre une continuité civilisationnelle de Shiva qui dépasse largement le cadre de l’État moderne. Pour lire plus cliquer ici

KENZO TAGADA A MA MÈRE

Nous touchions enfin la terre d’Osaka, vaste ruche de métal et de vent, escortés d’une cohorte de journalistes et d’une légion de mannequins venus d’Amérique et de France. L’aéroport tout entier bruissait comme un océan soulevé par le tumulte des courants qui lèchent les côtes du Japon : la Haute Couture parisienne, débarquant en un cortège éclatant, et éveillait dans la foule un tumulte qui rendait les services de sécurité fébriles et presque farouches. Pour lire plus cliquer ici

TALONS AIGUILLES ET VERNIS KITSCH

Derrière son vernis kitsch assumé, ses néons criards et son style rutilant comme une vitrine de Midtown un vendredi soir, la dernière production de Ryan Murphy, portée ou avalée par la Kim Kardashiante, ne raconte au fond qu’une seule chose : la guerre acharnée que se livrent des femmes prêtes à endosser n’importe quel métier, du plus prestigieux au plus improbable, pour ne plus jamais retomber dans l’abîme gris de l’anonymat. C’est la Working Girl, des bas fonds de la rue St-Denis, et un ersatz du film de Mike Nichols, sorti en 1988, avec Melanie Griffith, Sigourney Weaverde où chacune rêve moins de réussir que de ne jamais disparaître. Pour lire plus cliquer ici

LE TALENT SACRIFIÉ SUR L’AUTEL DES USURPATEURS

C’est le paradoxe de ce monde ! On célèbre un Jacquemus au Louvre qui n’est pas couturier, et de surcroit nul en dessin, pendant qu’un véritable maître d’art, le seul de la couture d’ailleurs, reste dans les caves de Philippe Auguste. C’est le triomphe du storytelling sur le savoir-faire, du buzz sur l’excellence. Sorbier plisse, brode, peint à la main, tandis que Jacquemus vend du minimalisme en format Instagram-ready. On choisit la hype au détriment de l’héritage… Cela me révulse de voir cette superficialité prendre le pas sur l’artisanat ?

Mettre le doigt sur une réalité cruelle me vaudra certainement des quolibets : le talent authentique et l’artisanat d’excellence sont souvent éclipsés par le bruit médiatique de quelques humains de contrefaçon adepte de marketing pour faire oublier leur véritable incompétence. Pour lire plus cliquer ici

LE WIRKIN POUR UN BIRKIN QUI FAIT LE BUZZ

D’un point de vue sociologique, Walmart contre Birkin incarnent deux extrêmes du système économique et social moderne, l’ultra-accessibilité contre l’ultra-exclusif, la culture du prix bas contre la culture de la rareté, le capitalisme de masse contre le capitalisme du luxe.

Celui-ci sur la photo est le Wirkin, et l’histoire de ce sac est bien connue de tous maintenant. Il y a quelques semaines, Walmart a mis en vente un sac qui ressemblait énormément au Birkin d’Hermès. La copie laisse peu de doute. Si un Birkin original coûte neuf plus ou moins 10 000 euros, la version de Walmart coûte 78$. Pour lire plus cliquer ici