{"id":2562,"date":"2023-12-14T06:38:09","date_gmt":"2023-12-14T05:38:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.mouclier.com\/?p=2562"},"modified":"2024-12-17T10:55:34","modified_gmt":"2024-12-17T09:55:34","slug":"toulouse-lautrec-et-le-lupanar","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/2023\/12\/14\/toulouse-lautrec-et-le-lupanar\/","title":{"rendered":"TOULOUSE LAUTREC ET LE LUPANAR"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Toulouse-Lautrec ouvre largement les portes \u00e0 travers ses toiles de la chambre des Louves (\u00ab lupanarde \u00bb en italien). Et pour cause, le peintre fr\u00e9quente abondamment les bordels et les bitumeuses. A l\u2019\u00e9poque, cela ne choque personne, et c\u2019est certainement pour y trouver un peu d\u2019affection aupr\u00e8s de Femmes, lui, qui a toujours \u00e9t\u00e9 discrimin\u00e9 par sa taille. Les prostitu\u00e9es l\u2019adorent car ce petit bonhomme est \u00e9duqu\u00e9, sympathique, plein d\u2019humour et bon vivant. Elles font de lui leur mascotte et le surnomment la cafeti\u00e8re avec son chapeau haut de forme et se moquent gentiment de cette protub\u00e9rance persistante due \u00e0 son priapisme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019artiste vit presque \u00e0 demeure \u00e0 la Fleur Blanche, luxueux \u00e9tablissement parisien. Il immortalise ce salon de la rue des Moulins o\u00f9, sur le moelleux des divans en velours rouge, quatre cr\u00e9atures en d\u00e9shabill\u00e9 se vautrent sous l\u2019\u0153il souverain de Madame La M\u00e8re, chef des Boulonneuses. \u00c0 droite, une autre fille debout soul\u00e8ve sa chemise pour d\u00e9voiler ce qu\u2019elle a \u00e0 vendre, \u00e0 hauteur du regard de ces Messieurs en chapeau, qui patientent un peu plus loin avec leur fils, venus pour les d\u00e9niaiser. En 1892, Pierre Ducarre, directeur du Concert des Ambassadeurs, situ\u00e9 avenue Gabriel, propose \u00e0 Aristide Bruant de chanter sur les planches de son th\u00e9\u00e2tre. Celui-ci n\u2019a qu\u2019une revendication, il veut que cela soit Toulouse-Lautrec qui r\u00e9alise l\u2019affiche. Vous \u00eates s\u00fbr de ce barbouilleur-l\u00e0 ? s\u2019inqui\u00e8te Ducarre. Bruant insiste : \u00ab si vous voulez votre Toulouse machin arrangez vous ensemble \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le peintre s\u2019ex\u00e9cute. Il dessine l\u2019affiche, et quand Ducarre la voit, il manque de s\u2019\u00e9trangler. Vous vous foutez de moi ! Pensez-vous que je vais \u00e9taler cette cacade sur les murs et les panneaux de mon \u00e9tablissement ? Bruant tient bon. Ce sera cette affiche ou rien. On verra donc l\u2019\u00e9trange graphisme de Toulouse-Lautrec se r\u00e9pandre sur les murs de Paris. On le voit toujours un peu partout, reproduit \u00e0 l\u2019infini, comme quoi l\u2019art, malgr\u00e9 les pudibonds, arrive toujours \u00e0 s\u2019imposer. (Courage \u00e0 la professeure qui a essay\u00e9 d\u2019instruire ces petits incultes dirig\u00e9s par leurs parents dans des voies obscures.)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">FM<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Toulouse-Lautrec ouvre largement les portes \u00e0 travers ses toiles de la chambre des Louves (\u00ab lupanarde \u00bb en italien). Et pour cause, le peintre fr\u00e9quente abondamment les bordels et les bitumeuses. A l\u2019\u00e9poque, cela ne choque personne, et c\u2019est certainement pour y trouver un peu d\u2019affection aupr\u00e8s de Femmes, lui, qui a toujours \u00e9t\u00e9 discrimin\u00e9 par sa taille. Les prostitu\u00e9es l\u2019adorent car ce petit bonhomme est \u00e9duqu\u00e9, sympathique, plein d\u2019humour et bon vivant. Elles font de lui leur mascotte et le surnomment la cafeti\u00e8re avec son chapeau haut de forme et se moquent gentiment de cette protub\u00e9rance persistante due \u00e0 son priapisme.<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/2024\/toulouse-lautrec-et-le-lupanar\/\"><strong><em>Pour lire plus cliquer ici<\/em><\/strong><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2563,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-2562","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classe","clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2562","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2562"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2562\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2696,"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2562\/revisions\/2696"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2563"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2562"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2562"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2562"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}