{"id":1900,"date":"2023-03-04T07:45:05","date_gmt":"2023-03-04T06:45:05","guid":{"rendered":"https:\/\/www.mouclier.com\/?p=1900"},"modified":"2024-12-17T11:08:54","modified_gmt":"2024-12-17T10:08:54","slug":"hearst-pour-chloe-happeur-bazaar","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/2023\/03\/04\/hearst-pour-chloe-happeur-bazaar\/","title":{"rendered":"HEARST POUR CHLO\u00c9 HAPPEUR BAZAAR"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019un cerveau, je n\u2019en avais pas besoin, donc aucune raison de ne pas fr\u00e9quenter les salons de l\u2019aristocratie de la mode, avec ses Poulardes qui, en r\u00e9alit\u00e9, s\u2019appelle Simone, et qui sort tout droit de science \u00ab PO PO \u00bb d\u2019o\u00f9 son go\u00fbt de chiotte. Je me suis gliss\u00e9 donc, en toute discr\u00e9tion, dans le show de la cr\u00e9atrice tant convoit\u00e9e, et ainsi pr\u00e9senter mes hommages \u00e0 la ma\u00eetresse de maison \u00ab Miss Camping 1984 \u00bb du Happers Bazaar 1980 fran\u00e7ais qui n\u2019existait pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019\u00e9touffa un soupir d\u2019agacement, car, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi, une Bimbo \u00e0 moiti\u00e9 nue brillait comme une guirlande de no\u00ebl qui \u00e9tait pass\u00e9e auparavant \u00e0 la boutique Chanel de la rue Cambon, apr\u00e8s avoir tremp\u00e9e plusieurs jours dans un magasin Sephora du seigneur des Arnault. Le plus important \u00e9tait de ne pas me faire remarquer, car si l\u2019on d\u00e9couvrait ma pr\u00e9sence, j\u2019imagine d\u00e9j\u00e0 la sc\u00e8ne\u2026 Le m\u00e9lodrame, les regards embarrass\u00e9s, l\u2019agitation sans fin, le journaliste de Canal-luxe est dans les parages ! Alors, le plus sage \u00e9tait de se fondre dans l\u2019ombre de ces brillants qui rayonnent par leur c\u00e9phale en abstinence.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le comble, finalement pour un journaliste, c\u2019est d\u2019\u00eatre \u00e0 \u00ab l\u2019article \u00bb de la mort, mais je me fais violence quand m\u00eame pour \u00e9crire quelques feuillets, sur la muse de Sainte Hearst qui porte un estimable cadavre sur elle-m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019avais une \u00e9motion fugace devant un beau m\u00e2le que Didier Grumler, en son temps, aurait pass\u00e9 dans la chambre de Jacques de Bascher sur le fauteuil d\u2019accouchement rectal de l\u2019appartement de la rue de Rivoli. Mais, la vision de la couture de Gabriela agit comme un rem\u00e8de \u00e0 l\u2019amour, car chez moi la raison et la logique reprennent toujours le dessus, et au mot \u00ab Hearst \u00bb rien ne durcit, le n\u00e9ant plus sid\u00e9rant que sid\u00e9ral. Gabriela Hearst est peut-\u00eatre la baba cool nostalgique des ann\u00e9es 70, et la plus fortun\u00e9e des couturiers bien qu\u2019elle ne soit pas la petite fille du magnat de la presse f\u00e9minine, car elle est n\u00e9e Perezutti comme Marie-Louise de Clermont-Tonnerre de Brest n\u00e9e Maria Luisa Perez \u00e0 Santiago du Chili, mais chut\u2026 \u00e0 ne pas dire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019uruguayenne, c\u2019est le bluff sur le moi, \u00e9gocentrique par sa mis\u00e9rable vision o\u00f9 elle rafistole les v\u00eatements avec les fils du t\u00e9l\u00e9phone sans fil, et ayant visiblement la haine de la beaut\u00e9 : cette haine sournoise et basse des \u00e2mes qui vous pousse au ridicule plong\u00e9e dans la couture et qui, \u00e0 l\u2019outrance, de se faire appeler \u00ab couturi\u00e8re \u00bb. Merci pour votre invitation quand m\u00eame, je suis votre d\u00e9vou\u00e9 pourfendeur des faux et usage de faux, mais il est vrai que vous ne cherchez pas \u00e0 me connaitre, et c\u2019est temps mieux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">FM<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019un cerveau, je n\u2019en avais pas besoin, donc aucune raison de ne pas fr\u00e9quenter les salons de l\u2019aristocratie de la mode, avec ses Poulardes qui, en r\u00e9alit\u00e9, s\u2019appelle Simone, et [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1901,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-1900","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classe","clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1900","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1900"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1900\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1902,"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1900\/revisions\/1902"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1901"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1900"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1900"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1900"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}