{"id":10378,"date":"2026-01-20T06:52:26","date_gmt":"2026-01-20T05:52:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.mouclier.com\/?p=10378"},"modified":"2026-01-20T06:52:26","modified_gmt":"2026-01-20T05:52:26","slug":"repose-en-paix-valentino-garavani","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/2026\/01\/20\/repose-en-paix-valentino-garavani\/","title":{"rendered":"REPOSE EN PAIX, VALENTINO GARAVANI"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Valentino Garavani s\u2019est \u00e9teint lundi dernier, dans le silence feutr\u00e9 de sa demeure romaine, \u00e0 l\u2019\u00e2ge o\u00f9 la vie ressemble d\u00e9j\u00e0 \u00e0 une l\u00e9gende. Chic \u00ab\u00a0Mot court, royaume vaste\u00a0\u00bb, cette phrase, tomb\u00e9e lors du tournage du Dernier Empereur, sera la chronique de son ultime d\u00e9fil\u00e9 en 2008, et \u00e9claire l\u2019homme tout entier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"1000\" data-end=\"1514\">Lorsqu\u2019il fonda sa maison en 1959, le monde n\u2019\u00e9tait pas encore pr\u00eat \u00e0 recevoir son nom comme un embl\u00e8me. Mais les d\u00e9cennies, patientes jardini\u00e8res de la gloire, firent leur \u0153uvre. \u00c0 la fin des ann\u00e9es soixante-dix, puis dans l\u2019\u00e9clat plus assur\u00e9 des ann\u00e9es quatre-vingt, Valentino devint l\u2019un des astres fixes autour desquels gravitait la renaissance italienne. Avec Armani, Versace, Ferr\u00e9, Missoni, il donna \u00e0 l\u2019Italie une voix nouvelle, ferme et sensuelle, capable de rivaliser avec les antiques capitales du go\u00fbt.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"1516\" data-end=\"2131\">On a voulu r\u00e9duire son art \u00e0 quelques signes visibles, la robe du soir comme une confidence, mais ce serait oublier l\u2019essentiel. Ce qui traversait toute son \u0153uvre, comme une lumi\u00e8re int\u00e9rieure, c\u2019\u00e9tait la beaut\u00e9 elle-m\u00eame, alli\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9gance, et ce rouge unique, couleur non du sang mais du destin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"2133\" data-end=\"2450\">Un jour de 1968, l\u2019histoire se pencha vers lui. Jackie Kennedy, figure d\u00e9j\u00e0 entr\u00e9e dans la m\u00e9moire du monde, choisit pour son mariage avec Aristote Onassis une robe ivoire sortie de ses mains. Ce geste, discret en apparence, \u00e9largit soudain l\u2019horizon de son nom, comme si une porte venait de s\u2019ouvrir sur l\u2019universel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"2452\" data-end=\"2929\">Valentino croyait \u00e0 la fid\u00e9lit\u00e9 stylistique comme d\u2019autres croient \u00e0 la foi. \u00ab Lorsqu\u2019un couturier a trouv\u00e9 sa voie, il doit s\u2019y tenir \u00bb, disait-il. Non par rigidit\u00e9, mais par sagesse. La libert\u00e9, selon lui, ne na\u00eet pas du reniement, mais de la profondeur. Les couleurs, les tissus, les broderies offrent des mondes infinis \u00e0 qui sait rester fid\u00e8le \u00e0 sa ligne. Il redoutait plus que tout l\u2019oubli rapide, cette mort sociale qui frappe les cr\u00e9ateurs soumis aux caprices du temps. Repose en paix, Valentino Garavani, toi qui as fait de la beaut\u00e9 une demeure.<\/p>\n<p data-start=\"3651\" data-end=\"3921\">FM<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Valentino Garavani s\u2019est \u00e9teint lundi dernier, dans le silence feutr\u00e9 de sa demeure romaine, \u00e0 l\u2019\u00e2ge o\u00f9 la vie ressemble d\u00e9j\u00e0 \u00e0 une l\u00e9gende. Chic \u00ab\u00a0Mot court, royaume vaste\u00a0\u00bb, cette phrase, tomb\u00e9e lors du tournage du Dernier Empereur, sera la chronique de son ultime d\u00e9fil\u00e9 en 2008, et \u00e9claire l\u2019homme tout entier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Lorsqu\u2019il fonda sa maison en 1959, le monde n\u2019\u00e9tait pas encore pr\u00eat \u00e0 recevoir son nom comme un embl\u00e8me. Mais les d\u00e9cennies, patientes jardini\u00e8res de la gloire, firent leur \u0153uvre. <a href=\"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/2024\/10378\/\"><strong><em>Pour lire plus cliquer ici<\/em><\/strong><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"author":1,"featured_media":10379,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10378"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10378"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10378\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10381,"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10378\/revisions\/10381"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10379"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10378"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10378"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mouclier.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10378"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}