LES ECHOS DE PASCAL MARRANT

Il est lourd et obstinément enfoncé dans sa science, occupé à compter toutes les fibres qu’ils dissèquent, avec un tel encombrement d’outils et de préparation que lorsqu’il sort de sa chambre et revient à la lumière, il garde l’odeur du cénacle où il s’était endormi entre deux saisons. La vraie noblesse lui manque pour les choses délicates de la couture. Ses mains d’économiste sont maladroites. Devant des couturiers, il enlaidit le laid, mais triomphe quand il s’agit de peindre l’évidence.

Grand Dieu ! Heureusement, que le Seigneur des Arnault ne lit pas la prose des Echos de Pascal Marrant. Il semblerait, d’après notre avionaute préféré, que les réseaux sociaux auraient pu faire mourir le concept même de la Fashion Week ! Mais dans quel monde Vuitton ! Si notre économiste pense que les réseaux sociaux ont apporté beaucoup à la Fashion Week française, comparant  les media d’aujourd’hui à des miroirs qui se reflètent les uns vers les autres, il faudrait l’envoyer faire un stage en communication et lui expliquer que la Fashion Week a commencé par un calendrier et que cette dernière est séculaire. Voudrait-il protéger Didier Grumler ? Si ce dernier avait choisi d’avoir une vraie politique de développement, il aurait pu profiter de l’engouement suscité des médias sociaux il y a déjà 15 ans pour aujourd’hui avoir un compte Instagram de plusieurs millions de followers. Mais, aucun audit au départ de Monsieur Grumler n’a été demandé et pourtant, Monsieur Grumler, lui-même, l’avait demandé pour le Grand Jacques !

Avec satisfecite, Monsieur Eco-Marrant nous annonce que la mode française représente 450 millions d’euros et que les chiffres sont en forte croissance. Génial, mais il oublie simplement de rappeler que, chez les britanniques, le business de la mode représente plusieurs dizaines de milliards ! Le président prenant son bâton d’économiste et se prenant pour un Piketty nous donne une chronique plus faite d’une piquette qu’il voudrait nous faire boire dans le soulier d’une fille de mauvaise vie.

Mais, quand est-ce que l’on va nous débarrasser de ce dépotoir d’intellectuels soit-disant journalistes pour qu’ils brillent de « huile feux » ? Il est comme « La Fontaine », un homme à fable et, si Didier Grumler n’a jamais rien fait dans cette profession, il a eu au moins le mérite de ne rien changer, ce qui finalement n’est pas si mal ! Et, en tous cas, de ne pas essayer de comprendre une chose trop difficile pour son encéphale abstinent.

Anonymode

Laisser un commentaire